Le droit gauche

L’adjectif gauche qualifie rarement le droit, à part quand féminisé, « la gauche » le socialise. Or, l’architecture du droit privé reposant sur la primauté des droits subjectifs, toute tentative de socialisation des droits semble vouée à être perçue comme maladroite, voire disgracieuse. Et pourtant, force est de constater que la rectitude des droits individuels n’est peut-être plus appropriée pour appréhender les réalités actuelles. Il est donc temps de regarder en face les droits de travers, par exemple par le truchement d’intérêts alter subjectifs (altruistes, collectifs, généraux), ou encore par celui d’objets singuliers (animaux, Nature, corps).
 
Ce cycle de conférences vise à explorer le potentiel subversif qu’il y a à envisager le droit privé du côté du cœur. Gauche, le droit serait-il sinistre ou généreux ?
 
Ce nouveau cycle s’inscrit dans le cadre des recherches des professeuses Gaële Gidrol-Mistral et Alexandra Popovici sur Les transformations générales du droit privé depuis le Code civil du Québec, soutenu par le Fonds d’études notariales de la Chambre des notaires du Québec.